17.11.10

PRENEZ POSITION


© Autoportrait L.Lefebvre / Barcelone, vitrine de rue

PROJET DE SENSIBILISATION / JEUX URBAINS
LA VILLE COMME CANEVAS
COURS DE PROBLÉMATIQUE 2010

Dans le cadre du cours de problématique, les étudiants se sont penchés sur un exercice de sensibilisation, tant dans l'esprit de ce que Scott Burnham avait proposé en 2008, alors qu'il était mon invité en design international, que des différentes interventions/installations de type guérilla urbaine, ce qui n'est d'ailleurs pas sans rappeler certaines interventions de l'ATSA, citées plus haut. L'incontournable contrainte était ici de prendre position en vue de sensibiliser à une réalité sociale, politique, environnementale ou philosophique, à son environnement somme toute, et de se prononcer en ayant la ville comme canevas en tête, véhicule de questionnement et de réflexion. L'intervention, éphémère ou non, se devait d'être sans impact néfaste sur l’environnement, sans dégradation de ce dernier et nécessitait ainsi un questionnement des matériaux comme des choix sociaux.

Je vous invite par ailleurs à consulter les travaux du même genre, de l'année dernière :
Lien>

De même que les travaux réalisés en 2008, alors que Scott Burnham était mon invité pour la semaine de design international de l'École de design de l'UQAM.
Lien >

IMPORTANT:
Les auteurs des projets sont seuls responsables de l'orthographe de leur texte respectif (en italique). Pour certains cependant, les textes ont été raccourcis.

AVIS AUX ÉTUDIANTS
L'ordre de présentation des projets est aléatoire. Vous êtes invités à m'envoyer un texte par courriel, si vous souhaitez compléter, corriger ou modifier une description de votre projet ou encore me fournir le matériel adéquat pour diffusion lorsque vous constatez qu'un élément est manquant (planches en jpeg), ou encore, si vous voyez une erreur. J'espère n'avoir oublié aucun projet. Merci!

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PASSEZ AU VOISIN, PUIS, RECYCLEZ
Équipe > MARIE-FRANCE GAUDET / MARILYN MAROIS / KATIA DUPUY
Lieu > MONTRÉAL / MÉTRO

Cours probématique 2010 / Uqam / Professeure : Lyne Lefebvre

Sensibilisation au recyclage
« Dans le cadre du cours de problématique, nous avons tenté de faire prendre conscience aux usagers du métro l’importance de recycler leurs journaux. Nous avons constaté que ces journaux se retrouvent par terre, sur les bancs des wagons, dans les poubelles au lieu de se retrouver dans le Bac disposé à cet effet. Notre but était de faire réfléchir à l’impact néfaste qu’engendre le gaspillage de papier journal sur l’environnement. Notre démarche consistait à emballer des endroits clés, à l’intérieur de plusieurs stations de métro, de papier journal. Tout ça dans le but d’avoir un maximum de visibilité. Sur nos installations, nous avions un slogan incitatif disant «Passez au voisin puis, recyclez. Des arbres ayant mis 80 ans à pousser sont coupés pour des journaux d’une durée de vie de 20 minutes». C’est donc en emballant des bancs, en mettant en valeur les bacs de recyclage, en créant une affiche surdimensionnée et en tapissant le sol que nous croyons avoir atteint notre objectif. »

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URGENCE TECHNOLOGIQUE

Équipe > JOHANN-HUGHES LAMARCHE / KETHLEEN ESTHER LAPOINTE / BENJAMIN LOISELLE
Lieu > MONTRÉAL / UQAM / PAVILLON HUBERT-AQUIN, NIVEAU MÉTRO
Cours probématique 2010 / Uqam / Professeure : Lyne Lefebvre

Sensibilisation à la dépendance technologique
« Devant l’évolution technologique incessante, il est difficile de rester indifférent. Bien des gens développent une forme de dépendance à ces petits gadgets qui servent, à la base, à nous faciliter la vie. C’est en appliquant différentes icônes de la technologie à l’intérieur de boîtes où l’on retrouve habituellement des éléments qui nous servent en cas d’urgence que nous avons voulu faire passer un message : nous faisons face à l’urgence d’agir quant à cette nouvelle forme de dépendance. Pour certaines personnes, les nouvelles technologies sont si présentes dans leur vie qu’elles l’utilisent comme si ces dernières étaient une ressource essentielle, un objet qui peut te sauver la vie en toutes circonstances. Bref, c’est avec des phrases à la fois humoristiques, choquantes et percutantes que nous amenions la réflexion chez le spectateur à savoir si la technologie était trop présente dans leur vie. »
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FRANÇISONS MONTRÉAL
Équipe> ANNIE-CLAUDE BEAUDOIN / PIERRE-OLIVIER FOREST-HIVON / SHAYNE TUPPER
Lieu > MONTRÉAL / CENTRE-VILLE OUEST
Cours probématique 2010 / Uqam / Professeure : Lyne Lefebvre

Sensibilisation à la francophonie
« Le bilinguisme a toujours été un sujet d’intérêt et d’actualité au Québec. Peu importe notre point de vue, les opinions fusent et les débats s’attisent facilement. Nous avons décidé d’intervenir de façon engagée dans le centre-ville afin d’alimenter les discussions au sujet de la francophonie. Orienter les Montréalais vers la langue française était notre engagement. Nous avons alors traduit les pancartes signalétiques de neuf rues aux noms anglophones afin de vérifier et documenter la réaction des montréalais et des autorités locales. Des copies exactes de la signalisation ont été produites et placées en dessous des noms de rues existantes. Des photos ont été prises au moment de l’installation et 90 minutes après pour étudier la réaction des partis observés. Nous avons porté une attention particulière à notre transparence et à la subtilité du message dans le but de laisser aux observateurs la chance de comprendre de façon large et suggestive notre projet. Nous observions les différentes réactions des gens afin d’en déduire l’importance qu’ils portent au bilinguisme et à l’attachement émotionnel des noms de rues de la Ville de Montréal. »
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PERSONNE N’EST À L’ABRI
Équipe > CAMILLE MIRON SAUVÉ / MATHIEU LACOMBE / OLIVIER CHARLAND
Lieu > MONTRÉAL / VILLE-MARIE / MÉTRO BERRI-UQAM
Cours probématique 2010 / Uqam / Professeure : Lyne Lefebvre

Sensibilisation à l'itinérance
« On considère qu’il y a 30 000 personnes à Montréal en situation de pauvreté grave et vivant l’itinérance. L’itinérance fait aujourd’hui partie intégrante du paysage urbain, mais rares sont ceux qui prennent le temps d’y porter attention. Dans le cadre du cours Design problématique, nous avons décidé de prendre position afin de tenter une sensibilisation auprès des gens. En partant de l’idée des panneaux grandeur nature où il est possible d’insérer son visage afin de se faire photographier, nous avons monté trois panneaux présentant des hommes vivant l’itinérance. En invitant les gens à interagir avec notre installation, notre but était de démontrer que personne n’est à l’abri de la pauvreté. Les gens participent visuellement à une situation d’itinérance en avançant le visage dans le panneau et cela peut leur permettre de réaliser que les sans-abri sont des gens issus de divers milieux et non d’une classe exclue. Des affichettes placées à l’arrière des panneaux de même que des cartes distribuées, fournissaient des informations ainsi que diverses propositions invitant les gens à s’impliquer. Tous les passants ayant accepté de se prêter au jeu verront leur visage sur notre blogue personnealabri.tumblr.com »

Les panneaux reprendront vie du 25 au 28 novembre, lors de l’État d’Urgence : grand happening annuel entourant la question de l’itinérance organisé par lATSA.
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« OBSERVATION » DE LA FAUNE
Équipe > LAURIE BEAUMONT / LOUIS D’ARCY DUBOIS / VALÉRIE PILOTTE / JULIE ROUSSEAU
Lieu > MONTRÉAL / BÈLVÉDÈRE DU MONT-ROYAL
Cours probématique 2010 / Uqam / Professeure : Lyne Lefebvre

Sensibilisation à la faune urbaine
« Dans le cadre du cours de problématique, nous nous sommes arrêtés sur un sujet concernant la faune urbaine et la dévastation continuelle de son territoire à Montréal. Nous avons décidé de nous rendre dans un lieu où la faune « survit » en quelque sorte dans la ville, c’est-à-dire le Mont-Royal, et nous nous sommes servis de l’observatoire du belvédère Kondiaronk afin de passer notre message. On y a installé trois affiches différentes, montées sous forme de panneaux d’information, à proximité de longue-vue. Celles-ci, à première vue, semblaient lancer une invitation pour observer la faune, mais il suffisait de s’en approcher pour lire : « Vous ne risquez pas de voir cet animal, car il se fait de plus en plus rare sur le territoire montréalais. L’invasion et la destruction de son habitat naturel causées entres autres par la construction importante de condominiums et d’immeubles à logements, diminuent de beaucoup ses chances de survie. » Nous avons ciblé la construction de condominiums et d’immeubles à logements car plusieurs projets de construction de ce type se situent à proximité du Mont-Royal et grugent certaines parties de la montagne. Les animaux qui habitent les terriers ou les gîtes sont les plus touchés par le défrichement, car ils restent cachés et se font tuer par la machinerie. C’est pourquoi nous avons choisi le lièvre, le renard et le castor comme icône sur nos affiches. »
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î.V. - 3240
Équipe > STÉPHANIE BOURGEAU/ MAGALIE ROULEAU / NICOLAS MÉNARD / ANDREW CONTOFALSKY
Lieu > MONTRÉAL / UQAM
Cours probématique 2010 / Uqam / Professeure : Lyne Lefebvre

« La construction de l’ilot voyageur, qui devait résoudre le problème de manque de locaux de l’UQAM en plus d’offrir aux étudiants de nouvelles résidences universitaires, devait initialement coûter 325 millions. Cependant, les travaux furent interrompus en 2007, alors que la facture s’élevait à 400 millions. Depuis, les dépenses continuent de s’accumuler; l’UQAM y a investi 32 millions en entretient et en sécurité seulement. Le scandale financier dont le projet fut l’objet en 2007 semble progressivement tomber dans l’oubli. L’utilisation du support publicitaire le plus présent dans l’université, les cadres zoom média, pour afficher des maquettes du chantier occupé, est une façon de rappeler aux étudiants que l’îlot voyageur, continue d’entrainer l’UQAM dans un gouffre financier. »





À LA DOUCE MÉMOIRE DE NOS AMIS À PLUMES
Équipe > STÉPHANIE BOURGEAU/ MAGALIE ROULEAU / NICOLAS MÉNARD / ANDREW CONTOFALSKY
Lieu > MONTRÉAL / UQAM
Cours probématique 2010 / Uqam / Professeure : Lyne Lefebvre
Sensibilisation à la faune urbaine
« La mort d’un oiseau par collision avec un édifice peut sembler un problème anodin. Il s’agit pourtant d’une réalité qui préoccupe les groupes environnementalistes, puisqu’à l’échelle nord américaine, on estime que plus d’un milliard d’oiseaux sont victimes des tours vitrées des centres urbains chaque année. Notre intervention se concrétise par l’installation de lieux de recueillements symboliques dédiés à la mémoire des oiseaux décédés. À la douce mémoire de nos amis à plumes est une façon de rappeler l’impact de l’urbanisation sur les populations animales.

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TÉMOINS DU PASSÉ

Équipe > STÉPHANIE ANGERS / MILI BOURONCLE / MÉLANIE JUTRAS / MÉLANIE TREMBLAY
Lieu > MONTRÉAL / PLATEAU MONT-ROYAL / PARC LAFONTAINE
Cours probématique 2010 / Uqam / Professeure : Lyne Lefebvre


Sensibilisation au patrimoine environnemental
« Dans le cadre du cours de problématique, nous avons voulu conscientiser la population montréalaise à la richesse de notre patrimoine écologique et historique. Le Parc Lafontaine est peuplé d’immenses arbres anciens qui représentent près d’un siècle d’histoire. Pour nous aider à démontrer cette réalité, nous avons rédigé des phrases qui nous renvoient à certains moments importants qui ont marqué les dernières décennies à Montréal. Sur chaque panneau, nous avons ciblé différentes générations, passant par le « Krach Boursier » de 1929 jusqu’à la crise du verglas de 1998. Aussi, nous voulions attirer l’attention sur la gravité du simple geste de couper un arbre ; on coupe notre passé et, par le fait même, notre futur. Pour représenter cette situation, nous avons construit une couronne de fleurs mortuaires qui est la métaphore de la mort de l’arbre, de notre histoire et, si on ne réagit pas maintenant, la fin de notre futur. La phrase qui accompagne cette couronne, réflète un futur qu’il ne verra jamais. »
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SOURCE: MONT-ROYAL
Équipe > MARKI SVEEN / SOPHIE VALENTINE / MARIE-ANDRÉE PELLETIER-CYR
lieu > MONTRÉAL / MONT-ROYAL
Cours probématique 2010 / Uqam / Professeure : Lyne Lefebvre

Sensibilisation : l'accés à l'eau potable
«Dans le cadre du cours problématique, nous avons créé des balises que nous avons placé sur le parcours du Mont-Royal sur lesquelles il y avait des statistiques concernant l’eau dans le monde. Nous voulions faire prendre conscience aux randonneurs, par les kilomètres qu’ils parcourent en montant le Mont-Royal, que beaucoup de gens dans le monde doivent marcher une telle distance et même davantage chaque jour pour avoir accès à de l’eau potable.»
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T’AS BU ? SUIS LA LIGNE!
Équipe > FRANCIS ROUTHIER / ALEXANDRE BOISVERT
Lieu > SHERBROOKE/ BAR LE SIBOIRE
Cours probématique 2010 / Uqam / Professeure : Lyne Lefebvre

Sensibilisation à l'alcool au volant
« Dans le cadre du projet «prenez position» pour le cours de Design problématique, nous avons décidé d’attaquer le problème de l’alcool au volant. Afin de sensibiliser les gens à notre cause de façon originale, nous avons créé une campagne interactive tout aussi amusante que pertinente, qui a pour nom: «T’as bu? Suis la ligne!».
Cette campagne consiste principalement en une immense ligne, installée sur le trottoir menant du bar jusqu’au stationnement, que les gens étaient invités à suivre pour tester leurs facultés à conduire. À l’aide d’affiches et de flèches, les gens ayant eu de la difficulté à suivre correctement la ligne étaient invités à prendre un taxi au lieu de prendre leur voiture. Des cartes avec le numéro de taxi ont été créées et placées un peu partout dans le bar et près des cabines téléphoniques afin qu’il soit plus facile d’appeler un taxi pour les gens n’étant pas en état de conduire. De plus, des cartons avec le numéro de taxi ont été accrochés aux poignés des voitures pour que les gens ayant quand même réussi le parcours ou ne l’ayant pas suivi puisse y réfléchir une dernière fois. Finalement, pour garder un côté écologique à la campagne, le papier était 100% recyclé et les affiches ayant été saccagé mise au recyclage. De plus, les cartes qui n’ont pas été utilisées ont servi à décorer une cabine téléphonique à la fin du parcours.
Pour les installer, nous avons utilisé les reste de ruban adhésif, de cette façon les passant peuvent les prendre et les garder. »
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LIGNES & POSITIONS.
Équipe > ARNO ROBIN / DANICK LABRIE / PATRICIA TREMBLAY
Lieu > MONTRÉAL / PLATEAU-MONT-ROYAL / rue ROY & rue DROLET 
Cours probématique 2010 / Uqam / Professeure : Lyne Lefebvre

CONCEPT
La force euphorique de la nostalgie. Quel rapport créerait la meilleure universalité ? Tout le monde qui a déjà marché sur un trottoir public s’est lancé le défi, ne serait-ce qu’une seule fois, de ne pas marcher sur les lignes de jonction du pavé. On a choisi le jeu qui serait le plus simple de compréhension. ATTENTION À LA LIGNE. Chacun a une cause qui lui est personnelle. Pourquoi lui imposer la nôtre ? Plus on avance dans le trajet, plus la ligne s’épaissit et devient difficile à franchir. La ligne, devenue large d’un pavé entier, apparaît au piéton comme infranchissable. NE VOUS CONTENTEZ PAS D’ÉVITER LA LIGNE, PRENEZ POSITION. On suggère la ligne comme symbole des courants décideurs. Tantôt la ligne coupera à blanc une forêt ou laissera le pétrole polluer nos réserves d’eau potable, tantôt elle marginalisera une minorité ou libérera un meurtrier en série. Chacun choisit une ligne qui lui est propre…

CONTEXTE
Désireux de rejoindre un public d’âges et de genres variés, on a voulu s’installer en plein coeur «cosmopolitain». Devant le Salon Officiel, coin Roy et Drolet, on se retrouvait à deux pas de la rue St-Denis. Qui de mieux pour se prêter à notre petit exercice que ces quelques «magasineux» du Plateau en un dimanche après-midi ?

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PROJET ° REC
Équipe > ANDREW MANCINI / ARLENE BAACO / THANA CHA
Lieu > MONTRÉAL / CENTRE VILLE/ COIN STANLEY ET STE-CATHERINE
Cours probématique 2010 / Uqam / Professeure : Lyne Lefebvre

Sensibilisation à la surveillance électronique
«Notre liberté et notre vie privée sont sous haute surveillance électronique. Toujours sous le prétexte de la sécurité, les caméras de surveillance se multiplient dans un grand nombre de villes, incluant Montréal. En Grande-Bretagne, on compte plus de 4 millions de caméras de surveillance, installées dans les rues, les gares, le métro, devant les édifices publics ou les immeubles. Nous prenons position contre cette invasion de nos vies privées. Les caméras de surveillance ne feront que déplacer le problème. C’est donc à nous, les habitants de la ville, d’assumer nos responsabilités de citoyens. Sous cette logique, nous avions placé une fausse caméra dans un coin de la rue accompagnée de panneaux qui avertissent les piétons de ne pas traverser sur le feu rouge. Au verso, nous demandons aux piétons s’ils avaient vraiment besoin qu’une caméra les surveille. Ce message invite les passants à assumer leur propre responsabilité en respectant la loi sans surveillance électronique.»
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LE WAGON LUDIQUE
Équipe >LUC BRISSETTE /GABRIELLE SAINTONGE /LAURENCE VIENS
Lieu > MONTRÉAL / DANS LE MÉTRO (WAGON) / LIGNE ORANGE
Cours probématique 2010 / Uqam / Professeure : Lyne Lefebvre

Sensibilisation à la détente psychologique
«Le projet du cours de design problématique a inspiré à l’équipe des idées comiques, légères et amusantes. En effet, chaque membre avait pensé à une piste qui provoquait des sourires, des rires, qui avait pour but de sensibiliser les gens à prendre du temps pour rigoler, «lâcher son fou». L’équipe s’est entendue pour décorer un wagon de métro sur la ligne orange. Puisque les gens doivent attendre plusieurs minutes dans le métro, pourquoi ne pas en profiter pour s’amuser! Ballons, guirlandes, lumières de couleur, espaces blancs et crayons pour dessiner ont été installés dans le Wagon Ludique. Pour informer les gens de la démarche, une page Facebook a été créée une semaine avant l’évènement. Une identité visuelle et un code typographique et visuel ont été établis pour créer un ensemble graphique intéressant et fort dans le wagon. Durant des autocollants portant la signature graphique du projet étaient distribués, des cartons informatifs portant des faits concernant les sourires, le rire, la détente étaient aussi accrochés dans le wagon. L’effet de fête qui était dans le wagon a fait tourner bien des têtes. Les gens voulaient y entrer pour voir ce qui se passait. Plusieurs ont joué avec les ballons, ont dessiné, ont souris en entrant dans le métro, bref, mission accomplie!
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40 SECONDES SUR L'ESCALIER ROULANT
Équipe > ADRIENNE WU / CLAIRE MC CULLOUCH / VANESSA MICHALISZYN
Lieu > MONTRÉAL / CENTRE VILLE / MÉTRO LUCIEN L'ALLIER
Cours probématique 2010 / Uqam / Professeure : Lyne Lefebvre

Sensibilisation à la santé physique
« Le but de notre projet est d’informer le public sur l’inactivité physique et les problèmes que ça peut causer à long terme. Nous voulions encourager les gens à monter les escaliers car, fait régulièrement, c’est un petit geste avantageux pour la santé. Nous avions installé des panneaux le long d’un escalier roulant. L’information écrite de chaque panneau est reliée au laps de temps dépensé debout sur l’escalier roulant. Nous voulions faire comprendre au public que le simple geste de monter les escalier pendant 40 secondes est un meilleur choix que de ne rien faire sur l’escalier roulant. »
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UN MÉTIER DANGEREUX
Équipe > FÉLIX BERNIER / MATHIEU McSWEEN
Lieu > MONTRÉAL / Avenue de l’Hotel de Ville et Sainte-Catherine
Cours probématique 2010 / Uqam / Professeure : Lyne Lefebvre

Sensibilisation à la prostitution
« Dans le cadre du cours de problématique nous avons voulu démontrer le danger guettant les gens qui exercent le plus vieux métier au monde : la prostitution. Pour ce faire, nous avons utilisé des jambes de femmes construites à partir de matériaux recyclés. Ces jambes étant blanches avec un gros contour noir projettent une très grande visibilité dans le milieu urbain. C’est dans l’emplacement d’un conteneur à déchets que notre projet a créé un impact visuel fort et un message des plus percutants.»

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REVITALISATION URBAINE

Équipe >
CAROLINE GIROUX / ALEXANDRA GENDRON-CHANTAL / CHARLES BRISEBOIS
Lieu > VILLE MARIE / ROSEMONT
Cours probématique 2010 / Uqam / Professeure : Lyne Lefebvre

«Notre intention est de dénoncer les bâtiments négligés, oubliés, en pause de construction depuis plusieurs années et qui devraient être restauré depuis fort longtemps. Nous voulions conscientisez les gens afin qu’il y ait un avancement, un mouvement et un changement afin d’améliorer ces bâtiments qui sont en ruines, abandonnés et laissés à eux-mêmes. L’idée d’un slogan apposé sur une toile de construction avec l’expression «Beau gâchis» semblait de mise, car comme l’expression le dit c’est un gâchis, un gaspillage de potentiel de laisser ces beaux bâtiments se détériorer. Le slogan «Beau Gâchis» a une note d’humour et un bon jeu de mots pour appuyer notre concept.»

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LE MIROIR SOURCE DE RÉFLEXION
Équipe > SOPHIE PÉPIN / ANNABELLE SOUCY / ÉLIANE CADIEUX-SOUFFLET
Lieu > MONTRÉAL Hôtel de ville, Boulevard Saint-Laurent, Silo no.5, Satde olympique
Cours probématique 2010 / Uqam / Professeure : Lyne Lefebvre

UNE INVITATION À LA RÉFLEXION
« Oui, nous avons pris cette phrase pour mot. Le mandat que nous nous étions fixé était d’inviter les citoyens et citoyennes de la ville de Montréal à réfléchir sur l’administration municipale. Nous avons utilisé le miroir comme outil de travail pour sa fonction réfléchissante qui invite les individus à la réflexion. Par la taille de notre structure, qui faisait 4 pieds de haut par 2 pieds de large, nous avions espoir que les gens ne restent pas indifférents au message que nous voulions passer. Les lettres étaient interchangeables, ce qui nous a permis d’exploiter plus d’un sujet; la corruption et la négligence, qui sont toutes deux des sujets d’actualité.

De plus, le miroir était placé de manière stratégique. Les passants qui se retrouvaient devant celui-ci voyaient d’abord leur reflet, ensuite notre slogan, puis la projection d’un élément symbolique. Pour la corruption, nous avons transporté notre structure devant un chantier de construction ainsi que devant l’Hôtel de Ville. Pour la négligence, nous avons plutôt opté pour positionner notre outil de réflexion devant le silo no 5 et le Stade Olympique. Deux sujets, mais un seul but : celui de faire réfléchir les gens sur des aspects importants de leur société qui passent trop souvent inaperçus. »
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UN CHOIX SANTÉ
Équipe > JULIETTE BLOUIN / MARILYN FAUCHER / CLARA TURCOTTE
Lieu >
MONTRÉAL / QUARTIER LATIN
Cours probématique 2010 / Uqam / Professeure : Lyne Lefebvre

« Dans le cadre du cours de design problématique, nous nous sommes questionnés sur l’accessibilité d’une alimentation saine dans notre quotidien. Évidemment, cette cause nous tenait à coeur, puisqu’elle met en branle nos habitudes de vies et qu’elle questionne la société par rapport à cette cause. La plupart du temps, les gens ne s’alimentent pas bien par manque de temps et parce que les mauvais aliments sont souvent beaucoup plus accessibles que les aliments qui sont bons pour la santé. Pour sensibiliser les gens à cette réalité, nous avons décidé de cibler les machines distributrices. En choisissant ce lieu, nous voulions questionner les gens par rapport à leur choix au moment où il était en train de le faire. Pour y arriver, nous avons recouvert la machine distributrice d’un panneau opaque imprimé de fruits qui était muni de petits trous laissant ainsi la possibilité de commander quelque chose, tout en réduisant la facilité à le faire. C'est avec étonnement que nous avons pu constater l'enthousiasme de gens envers notre installation. »
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ZONE ODORANTE
Équipe > ANNE DUSSAULT / VANESSA DU
VAL / JEAN-MICHEL MERCIER
Lieu > MÉTRO BONAVENTURE / CENTRE-VILLE / MONTRÉAL

Cours probématique 2010 / Uqam / Professeure : Lyne Lefebvre

Patrimoine versus insalubrité
« Dans le cadre du projet prenez position du cours de problématique, nous avons choisi de critiquer la condition sanitaire de la station de métro Bonaventure en proie à un grave problème d’itinérance. En effet, malgré le titre de moment historique attribué à la Gare Windsor en février 2009, un problème d’insalubrité, traduit par une odeur nauséabonde, voir infecte, persiste. Ainsi, nous avons conçu un pictogramme, un panneau et des affichettes ludiques dans lesquelles étaient intégrées des pinces à linge pour appuyer notre dénonciation. Nous avons donc abordé les utilisateurs du métro en les sensibilisant à notre projet et en les invitant à réagir face à cet enjeu. Finalement, notre projet a été très bien reçu et appuyé par les utilisateurs du métro et certains ont même voulu se prêter au jeu d’accrocher la pince à linge à leur nez en signe de contestation! »

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CAMPAGNE DE SENSIBILISATION À LA MALADIE D’ALZHEIMER
Équipe > FRANCIS KERDEVEZ
Lieu > Montréal: commerces, autobus, métro, lieux publiques
Cours probématique 2010 / Uqam / Professeure : Lyne Lefebvre

Pour inciter la population à être plus attentive à l’égard des aînés.
« D’ici 2031, la population des 65ans et plus dépassera les 20%1 au Canada. Actuellement, un Canadien sur onze âgé de 65 ans et plus a la maladie d’Alzheimer ou une affection connexe, ce qui représente aujourd’hui un demi-million de Canadiens. Avec l’accroissement de la population âgée, ce nombre augmentera considérablement avec le temps. Ayant personnellement été près d’une personne atteinte de la maladie d’Alzheimer, j’ai pu constater les problématiques quotidiennes que cette maladie engendre pour le ou la malade ainsi que sa famille. Ce projet a pour but de sensibiliser à la maladie et suggérer à la population d’être attentive à l’égard des personnes âgées dans les endroits publics. Malgré l’apparence d’être en bonne santé, une personne atteinte d’Alzheimer peut être en détresse tout en passant inaperçue, sans demander d’aide. Puisque les symptômes de la maladie se produisent n’importe où, le projet consiste à surprendre la population en accrochant dans un grand nombre de lieux publics des cartons recto-verso illustrés d’un portrait et d’une question/affirmation. Ces cartons peuvent se retrouver accrochés à une boîte aux lettres, une clôture, dans un parc, à une voiture, dans l’autobus ou le métro à titre d’exemple. Il est important de choisir des endroits où l’on ne s’attend pas à être sollicité par de la publicité. L’aspect simpliste des questions/affirmations sur les cartons reflète le genre de problématique qu’une personne atteinte de la maladie d’Alzheimer peut vivre et à quel point il peut être facile de venir en aide à ces personnes et éviter des situations tragiques.
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SOURIEZ POUR VOTRE SÉCURITÉ
Équipe > FRÉDÉRIC DUPUIS / DIANA LeNÉZET / VINCENT TOURIGNY
Lieu > MONTRÉAL / Abribus angle Saint-Urbain, Villeneuve

Sensibilisation face à l’invasion de la vie privée

« De plus en plus de caméras de surveillance sont installées sur la voie publique des grandes métropoles. Les autorités justifient cette mesure en affirmant qu’elles contribuent, entre autres, à prévenir la criminalité dans les centres urbains. À bord des autobus de la STM, on remarque que des caméras de surveillance sont posées dans toute la nouvelle flotte. Certains experts prétendent que ces caméras ne constituent pas nécessairement une protection contre les infractions et qu’elles portent atteinte à l’intimité des citoyens. Ainsi, nous sommes en droit de nous demander qui a accès aux enregistrements et pour combien de temps. Il convient d’évaluer la pertinence et l’ampleur de ces mesures. En faisant passer un message tel que « Souriez pour votre sécurité», nous avons voulu rappeler aux gens qu’ils sont épiés partout et en tout temps. Ce processus influence profondément notre façon d’agir, souvent même sans que nous nous en rendions compte. »

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CHANTIERS PARALYSÉS

Équipe > STÉPHANIE BERGERON / LESLIE CASTRO / ANNE-MARIE LÉGER
Lieu > MONTRÉAL : CHUM / MÉTRO BERRI-UQAM / ÎLÔT VOYAGEUR
Cours probématique 2010 / Uqam / Professeure : Lyne Lefebvre

« Dans le cadre du cours de problématique, nous avons conçu le projet Chantier en construction. Celui-ci découle de notre engagement et révolte contre l’omniprésence des chantiers de construction paralysés à Montréal. De plus, tous ces travaux engendrent des coûts faramineux pour les contribuables, NOUS! Il nous fallait donc trouver un moyen ludique et clair qui s’intègre bien au “mobilier urbain” pour faire comprendre ou rendre compte aux contribuables que le gouvernement dépense notre argent. L’esthétique des panneaux orange des chantiers s’est donc imposée à nous comme étant efficace et pertinente, ainsi, notre message devait avoir un impact crédible à la fois de provocation et de sensibilisation. 
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RETARD MOTIVÉ
Équipe > ÉLIOT B. LAFRENIÈRE / JULIEN HÉBERT / GUILLAUME LÉPINE 
Lieu > MONTRÉAL / MÉTRO JEAN-TALON 

Cours probématique 2010 / Uqam / Professeure : Lyne Lefebvre


Sourire matinal

« Le but de notre projet est d’abord et avant tout de faire sourire les gens. C’est un projet qui s’est déroulé à l’entrée du Métro Jean-Talon le mardi matin 9 novembre 2010. Il consiste en une installation d’affiches et de billets qui traite du retard comme sujet ludique. Le projet offre la chance aux gens de prendre un billet de retard motivé à l’entrée du métro sur lequel il est inscrit une série d’excuses plutôt humoristique. L’installation est divisée en deux : la partie vitrine et la partie billet. À son entré dans la station, l’usager du métro aperçoit un mur vitré où sont disposées les 8 affiches 33po X 45po sur les lesquelles sont inscrites des excuses loufoques. Par la suite, l’usager descend les marches pour apercevoir les billets de retard suspendus juste au dessus de leur tête. Le métro est un endroit stressant, ou souvent il règne une ambiance pesante. Notre concept vise à alléger la matinée des gens pressés, de plutôt tourner la situation au ridicule.

Le projet s’est bien déroulé. L’installation a pris peu de temps et le nombre de participants fut assez élevé pour une durée d’une heure trente minutes.

Les points forts ont été la scénographie (l’utilisation de l’espace), l’unité de notre visuel, et le sourire apporté à une majorité des gens qui ont pris le temps de lire les affiches ou de ramasser un billet. Les points faibles ont été la typographie des affiches trop «light», le manque d’une indication : «Prenez un billet», et les courants d’air qui ont entre mêlées les cartons. Au final, le projet a été très instructif et s’est avéré une bonne première approche au niveau des interventions en milieu urbain, des contraintes, du public cible, de l’espace et de la signalétique s’y rattachant. »

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